Je trouve qu’il y a une profonde vérité dans la notion de CloudCapital que propose Yanis Varoufakis l’ancien ministre des finances Grec. Il définit le Cloud Capital comme une machinerie numérique autoperpétuée où les algorithmes apprennent de nous pour mieux nous influencer, implantant des désirs qu’ils satisfont directement en contournant, ou en mettant sous-pression les marchés traditionnels.
Dans le Cloud Capital, les grandes plateformes de la Big Tech captent une énorme part de la valeur créée, imposant une "rente du cloud" sans produire quoi que ce soit, simplement en contrôlant les infrastructures et les transactions.
Ce modèle, que Varoufakis qualifie de technoféodalité, soumet consommateurs et entreprises à un petit nombre de seigneurs numériques, transformant le capitalisme classique en un système où le pouvoir réside dans la maîtrise des données et des flux d’information.
Il faut savoir penser contre soi-même dit mon meilleur ami. En tant qu’ancien de Google, il m’arrive de considérer le Cloud Capital comme la version la plus dévoyée et implacable du capitalisme.
Pourquoi ? Parce que la forme la plus insidieuse de ce Cloud Capital est d’avoir inventé le travail gratuit (au sens de non-rémunéré)…Et obligatoire.
L’une des phrases qui me glacent le plus est “tu finiras par travailler pour un protocole”.
Et ce dans un futur qui ressemble de plus en plus à ça.