Make money doing the work you believe in
L’armée algérienne entame sa première opération de décontamination des sites des essais nucléaires français à In Ekker
L’Algérie a officiellement lancé la décontamination des sites des essais nucléaires effectués par la France au Sahara au début des années 1960.
La toute première opération concerne le site d’In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, selon le ministère de la Défense nationale (MDN).L’engagement de cette opération est le fruit de plusieurs décennies d’études, de planification et de coordination des efforts entre différents secteurs, principalement celui de la défense, et « sous la supervision d’experts et de spécialistes algériens et avec des capacités nationales », indique un documentaire de la direction de l’information et de la communication du MDN, intitulé « les Algériens au cœur des défis ».La décontamination a été lancée sur le site de Taourirt Tan Afella, près de In Eker. C’est sur ce site qu’a eu lieu le deuxième essai nucléaire français sous le nom de code opération « Béryl ».La région de In Ekker souffre encore aujourd’hui des radiations du césium-137 et du plutonium.Les experts algériens ont mis en place un camp de décontamination, le premier du genre, comme modèle pour une future réhabilitation radicale et globale d’autres sites, indique-t-on. Le procédé utilisé consiste en la collecte et le stockage des déchets dans des conteneurs en béton préparés à cet effet, tout en tenant compte des procédures de sécurité.
La tâche des équipes algériennes a été compliquée par l’absence de cartes et d’archives françaises relatives à cette opération, ce qui a rendu difficile l’identification des zones radioactives, selon la même source.
