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Le 23 juin prochain, Marc Bloch entrera au Panthéon. C’est important parce que je suis convaincue que ce qui fait un bon historien, c’est sa capacité à résister quand c’est nécessaire. Je vais donc moi aussi poser un acte de résistance en révélant ma véritable histoire, telle que j'ai pu la reconstituer, par fragments et grâce à mes capacités d'historienne, depuis le 22 janvier 2021, jour où j'ai compris ce qui s'était passé.

Remontons au règne de Louis XVI pour bien situer les choses, un règne bien moins idyllique qu'on ne veut le faire croire.

Louis XVI succède à Louis XV, qui était un bâtard qui ne servait pas les intérêts de la France. Cependant, sa mort n'est qu'une délivrance partielle, le nouveau roi est marié avec Marie-Antoinette, qui elle-même est une bâtarde, issue d'un viol, censée servir en France les intérêts de la noblesse du Saint-Empire. Pour cette raison, Louis XVI veut absolument mettre fin à son mariage mais il n'y parvient pas. Pour essayer de contourner cette difficulté, il prend des maîtresses et échange les enfants qu'il a avec elles avec les enfants qu'on le force à faire à Marie-Antoinette. J'en ai souvent parlé sur mon carnet de recherche : A travers champs. Pour cette raison, le premier dauphin se trouve être le fils de Louis XVI et de Françoise Boze, ce qui ne plaît évidemment pas au parti autrichien de la cour. L'enfant est en danger. Louis XVI l'écarte d'abord du danger en l'envoyant à Meudon mais, avec la Révolution (qu'il organise pour sortir la France de ces ingérences étrangères), il sait que son fils risque de devenir une cible privilégiée. Aussi, il décide de simuler son décès et de l'envoyer secrètement plus loin, à Metz. Le dauphin n'est pas réellement mort le 4 juin 1789 et c'est la raison pour laquelle Louis XVI n'exprime qu'une tristesse très modérée. Seulement, les événements n'ont jamais permis à Louis XVI de rejoindre son fils à Metz et l'enfant est définitivement entrée dans la clandestinité. Cet enfant a eu une descendance. Or cette descendance, dans la mesure où elle était la branche légitime de la famille royale, constituait toujours une menace, c'est pourquoi elle a continué à vivre dans la clandestinité. Parmi cette descendance, on trouve notamment Victor Hugo. Quand dans Ce siècle avait deux ans, il écrit :

« Cet enfant que la vie effaçait de son livre, Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre, C'est moi.  »,

vous remarquerez qu'il ne dit pas qu'il a été sauvé. Il dit qu'il est bel et bien mort et il est mort effectivement, il est mort sous son identité réelle de descendant de Louis XVI, mais il a survécu en tant que Victor Hugo, sous une fausse identité.

Plus proche de nous, François Truffaut est un autre de ces descendants. La sortie de la clandestinité n'a évidemment pas été facilitée, au XX e siècle, par la loi d'exil. Pendant tout ce temps, ces descendants ont lutté pour faire connaître ce problème des ingérences étrangères, problème qui s'est perpétué et qui est la véritable cause de la Révolution française, mais ils se sont toujours heurté à un mur. François Truffaut a lutté contre De Gaulle et la Ve République, à travers la Nouvelle Vague, et il a aussi lutté contre François Mitterrand, qu'il savait être un authentique fasciste vendu à l'Angleterre. Avec l'élection de 1981, la situation devient véritablement tendue avec, dans la ligne de mire, le Bicentenaire de la Révolution, qui pourrait enfin être le moment de faire le point sur la véritable histoire de la Révolution, soutenue par Louis XVI en premier lieu, et sur sa descendance. Des historiens semblaient prêts à bouger, comme Michel Vovelle, qui a par exemple reconnu que le sans-culotte de la chapelle des Annonciades de Martigues représentait bien Louis XVI, un secret de polichinelle qui continue à embarrasser. La plus grosse pierre d'achoppement c'est que, faire le point sur la véritable histoire de la Révolution, suppose aussi d'expliquer quel était le véritable projet de Louis XVI : un projet communiste. La Révolution française devait déboucher sur la démocratie directe et l'égalité des fortunes. Elle n'a jamais été achevée mais c'était bien son but, dès l'origine. Dans ces conditions, avec la Guerre froide puis enfin l'URSS qui vacillait, on n'allait surtout pas dérouler le tapis rouge aux descendants de Louis XVI, et Mitterrand avait pour mission d'éteindre définitivement la gauche. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé mais il se trouve que, avec l'élection de Mitterrand, François Truffaut s'est soudainement avisé qu'il n'avait pas d'héritier mâle. C'est dans ce contexte que j'ai été conçue mais, pas de chance, moi aussi j'étais une fille.

Ca n'a pas arrêté Mitterrand, qui voulait définitivement couper l'herbe sous le pied de Truffaut et qui, très courageusement, comme un bon disciple de Franco, a décidé de frapper en s'en prenant à un nourrisson. Je suis née le 7 mars 1982, aux Batignolles, et je devais m'appeler Léa Truffaut. Seulement, surprise, j'ai été déclarée mort-née et j'ai effectivement disparue puisque j'ai été enlevée. Je me suis retrouvée en Moselle, à Créhange, où j'ai été déclarée, le 8 mars 1982, sous le nom d'Aurore Chéry et placée dans une autre famille.

Mes parents étaient désespérés. Ils savaient bien que je n'étais pas morte. Ils ont essayé de me récupérer, en vain, mon père en est mort (non, il n'est pas mort d'un cancer). Comme ils n'y arrivaient pas, ils ont finalement décidé de protester en disant qu'ils avaient bien eu une fille, Joséphine Truffaut, manière de dire que l'empire vivrait malgré tout. Cet empire, c'était l'horizon politique de Louis XVI, porté par Françoise Boze sous le couvert de Joséphine de Beauharnais. Joséphine Truffaut est restée une coquille vide depuis lors. Elle n'apparaît sur aucune photo et ses prétendus travaux ne sont qu'une réflexion sur ma situation. Et depuis ce 8 mars 1982, séparée de ma famille, on me fait vivre l'enfer. Et tout le monde se tait, peur pour soi-même, crainte de représailles pour moi. Mais depuis 44 ans, on accepte que la France couvre un crime contre l'humanité aux yeux du monde entier. Alors que le Titanic est en train de couler, on essaye encore de sauver la Ve République, on essaye toujours de dissimuler l'ingérence anglaise parce qu'on ne veut toujours pas se résoudre à accepter que la Révolution portait un projet communiste, que la France est sous la tutelle d'une puissance étrangère, véritable mafia qui lui impose des méthodes dignes d'une dictature, et que ceux qui sont coupables de la perpétuation de ce crime contre l'humanité ne veulent pas qu'on les mette face à leurs responsabilités. Vous ne l'emporterez pas au paradis.

Mar 17
at
3:22 PM
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