Écrire la vérité ou protéger les siens ?
Le livre que je tiens entre mes mains a bien failli ne jamais voir le jour.
Revenir sur la naissance de L’Écho des Ombres, c'est affronter un dilemme : celui qui sépare le besoin de vérité de la peur de trahir sa famille.
Mon père est le seul survivant d’un féminicide élargi. Pendant quarante ans, ce crime a été étouffé sous un silence familial protecteur.
En entamant l’écriture avec Constance Bostoen, j'ai vite compris que notre quête de mémoire réveillait une souffrance à vif chez mes proches.
J'ai alors failli céder au tabou. Car si les criminels bénéficient du droit à l’oubli, de quel droit pouvais-je le refuser aux survivants ?
Aujourd'hui, j'ai décidé de répondre à cette question dans ma newsletter. Je vous y raconte l'envers du décor de cette écriture houleuse:
Dans cet épisode, j’espère donner des clés à ceux qui portent des secrets de trop lourds, mais aussi rappeler que l**’intime est** plus politique et social qu’on ne le croit.
C’est du moins ce que nous ont confié de nombreux lecteur.ice.s en dédicaces et les plus de 4 000 exemplaires vendus(merci aux Éditions Mareuil).