Plus j'en apprends sur le fonctionnement en détails de la chaîne du livre, plus je suis hébétée par tant d'absurdité et d'archaïsme par rapport à d'autres secteurs économiques...
Les auteurs souffrent, les libraires souffrent (même les chaînes comme la Fnac), les maisons d'édition souffrent (en tout cas une bonne partie), les imprimeurs souffrent, les journalistes littéraires souffrent, etc.
Tous les acteurs de la chaîne du livre se plaignent de pauvres performances économiques, mais on ne remet jamais drastiquement en cause son fonctionnement. Chacun reporte la faute sur le voisin (un autre maillon de la chaîne) ou sur Amazon (bouc-émissaire bien utile).
En lisant ton article, je remets en question mon jugement : la chaîne du livre ne souffre pas d'un bête attachement à des façons de faire d'un autre temps... Non, c'est qu'il existe des acteurs puissants qui ont tout intérêt à ce que rien ne change (au hasard, les groupes qui possèdent les diffuseurs-distributeurs ?)
En comprenant les intérêts économiques des plus puissants, on trouve toujours des réponses pour expliquer une situation qui semble de prime abord absurde.
Voilà pourquoi j'adore me plonger dans les chiffres 🤓