L'intéressement sera-t-il exonéré d'impôt en 2026 ? Qui serait vraiment concerné ?
Le gouvernement envisage de défiscaliser les primes d'intéressement pour 2026.
Si cette mesure était adoptée par le Parlement, les salariés pourraient alors bénéficier d'un régime fiscal de faveur sans avoir à verser ces primes sur un plan d'épargne entreprise (PEE ou PERCO).
Une bonne idée, sur le papier, qui pourrait permettre aux entreprises de distribuer davantage de pouvoir d'achat.
Mais il est dommage de ne viser que l'intéressement. En effet, ce dispositif ne concerne aujourd'hui "que" 5,6 millions de salariés, principalement employés dans de grands groupes.
Les salariés des TPE/PME en profiteraient donc peu. Car le problème majeur réside dans la complexité juridique de la mise en place de l'intéressement.
Même si des simplifications ont été apportées ces dernières années, le formalisme reste contraignant, sans parler des éventuels risques URSSAF qui y sont associés.
C’est pourquoi, pour de nombreuses entreprises, la Prime de Partage de la Valeur présentait un réel intérêt, notamment grâce à sa simplicité de mise en œuvre.
Problème : le régime social a été fortement modifié en 2025, rendant le dispositif bien moins attractif pour les salariés percevant une rémunération inférieure à 2 883 euros (1,6 fois le SMIC pour un temps plein).
Ne pourrait-on donc pas envisager un dispositif bénéficiant du régime favorable de l'intéressement avec une mise en œuvre aussi simple que celle de la PPV ?
Je suis curieux de voir ce que le gouvernement et le Parlement proposeront sur le sujet.
Pour l'heure, je vous partage un récapitulatif des règles actuellement en vigueur.
Cela vous aidera peut-être à y voir plus clair sur ces dispositifs.
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